L’assainissement individuel ou autonome et d’un assainissement collectif

Actuellement, l’installation d’un système d’assainissement est obligatoire pour que les eaux usées ne constituent pas une source de pollution en plus. Il existe deux types d’assainissement : l’assainissement collectif et l’assainissement non collectif. Le genre d’installation à adopter dépend de la situation de votre habitation.

Qu’est-ce qu’un assainissement individuel ou autonome ?

L’ANC ou Assainissement Non Collectif est à installer dans le cas où une habitation ne bénéficie pas d’un assainissement collectif. Cette installation assure ainsi le traitement de toutes les eaux usées. Votre habitation pourrait ne pas en recevoir dans le cas où il se trouve un peu à l’écart des autres maisons ou même d’une ville. L’assainissement n’est possible que si vous avez un, quelques ou plusieurs voisins. Dans ce cas, vous devez vous lancer dans l’installation d’un assainissement non collectif. Un assainissement individuel assure toutes les étapes obligatoires afin d’évacuer correctement les eaux domestiques. II collecte, transporte, traite puis évacue ces eaux. Néanmoins, les eaux pluviales ne sont pas concernées par cette installation. En plus de la prévention des éventuels risques environnementaux, l’assainissement autonome prévient les risques sanitaires. L’installation d’un système d’assainissement est obligatoire pour tous. Il faut que ces eaux soient traitées avant d’être libérées dans la nature. Elles peuvent présenter un danger pour les humains, la faune et la flore. Sachez qu’il est possible d’obtenir une aide financière pour installer un assainissement non collectif.

Comment fonctionne-t-il ?

Même si les dispositifs de traitement sont disponibles sous différents types actuellement, leur mode de fonctionnement se base par 4 étapes principales.

  • La collecte et le transport des eaux usées : grâce à des canalisations et des dispositifs de collecte, cette étape peut s’effectuer juste à la sortie de votre logement.
  • Le prétraitement des eaux usées : pour ce faire, il faut la présence d’une fosse septique ou d’une fosse toutes eaux. L’étape de prétraitement consiste en la séparation des matières liquides des solides.
  • Le traitement : dans la majorité des cas, le traitement est assuré par une modification dans le sol. Il faut le reconstituer pour donner une sorte de filtre à sable ou se contenter du sol naturel déjà en place.
  • La dispersion : il s’agit de la dernière étape réalisée par un système d’assainissement individuel. La dispersion peut se faire de deux étapes :
  • La redirection de toutes les eaux déjà traitées vers un milieu hydraulique superficiel.
  • Oui l’infiltration dans le sous-sol.

Dans le cas où vous décidez d’installer un assainissement autonome chez vous, vous vous engagez à l’entretenir correctement pendant toutes les années à venir.

Qu’est-ce qu’un assainissement collectif ?

Un assainissement collectif est une installation destinée aux logements près d’un ou plusieurs voisins. Il s’agit d’un système unique qui assure recueille et le traitement de plusieurs immeubles à la fois. La collecte des eaux usées est assurée par des grandes canalisations. Cette dernière va ensuite s’acheminer sur une station d’épuration commune. Dans certains cas, il faut utiliser une station de relevage. Il s’agit d’un assainissement collectif quand :

  • Les eaux usées de plusieurs immeubles ou maisons sont collectées par un seul et même réseau public d’assainissement avant de finir dans une station d’épuration. Dans ce cas, tous les polluants sont d’abord dégradés, puis séparés de l’eau. Cela donne une eau propre. Ensuite, les polluants vont être placés dans des boues en fonction de leur filière d’élimination et de leur état.
  • D’un autre côté, les eaux pluviales peuvent être collectées avec les eaux usées domestiques. Puis ils vont être déversés dans la nature.

Les obligations et interdictions en cas d’une installation d’assainissement collectif

Si vous êtes concerné par une installation d’assainissement collectif, vous devez répondre à certaines obligations.

  • Il y a d’abord le raccordement tout-à-l’égout qui assure la récupération de vos usées et leur traitement dans la fameuse station d’épuration. À partir du moment où votre installation a été mise en service, l’installation d’un raccordement d’assainissement est obligatoire deux ans après. Pour ce faire, vous devez demander une autorisation à la mairie. Vous pouvez recevoir une amende si vous ne réalisez pas cette installation dans les délais indiqués.
  • Il y a ensuite la redevance assainissement qui est également obligatoire. Il s’agit d’une taxe communale que vous devez payer. Cela est obligatoire pour les foyers bénéficiant d’un assainissement collectif par raccordement tout-à-l’égout. Le prix peut varier d’une ville à une autre. Vous êtes assujetti à cette redevance à partir de la date de votre branchement.

D’un autre côté, ce genre d’installation est également régi par quelques interdictions à bien respecter. Mais le plus important est le rejet de certains produits. Vous ne devez pas jeter des produits tels que les médicaments, les solvants ou les acides. Ces derniers peuvent être dangereux pour les installations ou les personnels qui effectuent l’installation. Vous ne devez pas également rejeter des produits spécifiques liés à un domaine de travail spécial. Dans ce cas, il faut avoir recours à des processus de traitement spécifique.

Comment installer un assainissement autonome ?

L’installation d’un assainissement individuel peut être effectuée par trois entités différentes. Vous pouvez l’effectuer vous-même, appeler une entreprise spécialisée dans le domaine ou faire appel à un bureau d’études pour assainissement. Néanmoins, sachez que l’installation est assez complexe, il est préférable de la confier à des professionnels. Si vous souhaitez installer vous-même votre assainissement non collectif, vous devez savoir certaines choses importantes. Il faut savoir assurer l’étanchéité des ouvrages, bien poser les canalisations en respectant les pourcentages de pente, et réussir à terrasser à la pelleteuse. Cette initiative est sûrement la plus économique en termes de main d’œuvre, mais cela peut éliminer vos chances à obtenir une aide financière.

Ainsi, afin de mener à bien une installation, vous devez d’abord déclarer les pièces indispensables. Vous devez également certifier que vous êtes prêt à bien entretenir votre assainissement autonome. Ensuite, le SPANC réalise quelques contrôles. S’en viennent ensuite les différentes études pour concevoir l’installation. Puis, les travaux peuvent débuter. Sachez que vous devez respecter les obligations d’entretien tous les ans ou plus.